Olivier maladies : reconnaître les symptômes et agir avant qu’il ne soit trop tard
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Feuilles jaunes, taches noires, branches qui sèchent, olives abîmées ou dépôt noir sur le feuillage : ces signes peuvent révéler une maladie de l’olivier, mais aussi un simple souci d’arrosage, de drainage ou une attaque de parasites. Le bon réflexe consiste d’abord à observer où apparaissent les symptômes, puis à intervenir avec le bon geste, au bon moment.
Dans ce guide, vous allez apprendre à reconnaître les principales maladies de l’olivier, à distinguer les symptômes inquiétants des phénomènes normaux, et à agir efficacement pour protéger votre arbre, en pleine terre comme en pot.
Maladies de l’olivier : le diagnostic rapide selon les symptômes
Avant de traiter, il faut observer. C’est souvent la meilleure façon de ne pas confondre une vraie maladie de l’olivier avec un stress ponctuel lié à l’eau, au soleil ou au froid. Voici les signes les plus utiles pour orienter le diagnostic.
Feuilles jaunes sur olivier : maladie ou renouvellement naturel ?
Quelques feuilles jaunes, surtout à l’intérieur de l’arbre, sont normales. L’olivier renouvelle son feuillage en permanence. En revanche, un jaunissement massif doit vous alerter, surtout s’il s’accompagne de chute de feuilles, de taches ou de rameaux qui sèchent.
Les causes les plus fréquentes sont :
- un excès d’eau, surtout en pot ;
- un drainage insuffisant ;
- une attaque de champignon comme l’œil de paon ;
- une maladie racinaire plus sérieuse, comme la verticilliose.
Si les feuilles jaunissent mais restent fermes et sans taches, regardez d’abord l’arrosage. Si elles portent des marques sombres ou tombent rapidement, la maladie de l’olivier est plus probable.
Taches noires, rondes ou brunes : les maladies de l’olivier les plus probables
Les taches sont un indice précieux. Leur forme, leur couleur et leur emplacement donnent souvent la direction à suivre.
| Symptôme visible | Cause probable | Niveau d’alerte |
|---|---|---|
| Taches rondes sombres avec halo jaune sur les feuilles | Œil de paon | Élevé |
| Petites nécroses brunâtres sur le feuillage | Cercosporiose | Élevé |
| Dépôt noir sur les feuilles collantes | Fumagine liée aux parasites | Moyen |
| Taches sur les olives, fruits marqués ou qui se dessèchent | Champignon ou attaque d’insectes | Moyen à élevé |
Si vous voyez des taches circulaires bien dessinées, pensez d’abord à l’œil de paon, l’une des maladies de l’olivier les plus courantes. Si le feuillage devient noir sans véritable tache circulaire, il s’agit souvent de fumagine, donc d’un problème secondaire.

Branches sèches, tronc abîmé ou olives pourries : les signaux à ne pas ignorer
Quand les symptômes touchent les branches ou le tronc, le sujet devient plus sérieux. Une branche qui sèche de manière isolée peut être supprimée facilement. En revanche, plusieurs rameaux qui dépérissent en même temps peuvent signaler une maladie plus profonde.
Surveillez particulièrement :
- un dessèchement brutal de parties entières de l’arbre ;
- des crevasses, des bosses ou des plaies sur le tronc ;
- des olives qui pourrissent avant maturité ;
- des rameaux affaiblis avec peu de reprise au printemps.
Ces signes peuvent évoquer une verticilliose, une carie du bois ou une tuberculose de l’olivier. Plus l’atteinte touche le bois et les racines, plus la réaction doit être rapide.
Les principales maladies de l’olivier à reconnaître
Toutes les maladies de l’olivier n’ont pas la même gravité. Certaines sont surtout gênantes, d’autres peuvent affaiblir fortement l’arbre à long terme. L’idée est donc de repérer les plus fréquentes pour agir sans perdre de temps.
Œil de paon et cercosporiose : les maladies des feuilles de l’olivier
L’œil de paon est l’une des maladies de l’olivier les plus connues. Elle se manifeste par des taches rondes brunes ou noires, souvent entourées d’un halo jaune, sur les feuilles. Le feuillage finit par jaunir et tomber.
La cercosporiose provoque aussi des taches foliaires et une baisse de vigueur. Dans les deux cas, l’humidité favorise le développement du champignon. Les périodes à risque sont surtout le printemps et l’automne, quand les températures restent douces et l’air humide.
Le bon réflexe :
- supprimer les feuilles très atteintes ;
- aérer la ramure ;
- éviter d’arroser le feuillage ;
- intervenir préventivement si le problème revient chaque année.
Fumagine, cochenilles et pucerons : quand les parasites favorisent la maladie de l’olivier
La fumagine n’est pas une maladie au sens strict : c’est un champignon noir qui se développe sur le miellat laissé par des insectes comme les cochenilles, les pucerons ou le psylle. Le feuillage prend alors un aspect noir et sale.
Dans ce cas, traiter uniquement la couche noire ne suffit pas. Il faut d’abord limiter les insectes responsables.
À faire :
- inspecter le dessous des feuilles et les jeunes rameaux ;
- retirer les parties très infestées ;
- nettoyer si possible les colonies visibles ;
- favoriser une bonne aération de l’arbre.
Un olivier affaibli par les parasites devient aussi plus sensible aux vraies maladies de l’olivier.
Verticilliose, tuberculose et carie du bois : les maladies graves de l’olivier
La verticilliose est l’une des maladies les plus redoutées. Elle s’attaque au système vasculaire de l’arbre et provoque un flétrissement de certaines branches, parfois d’un seul côté du feuillage. Les feuilles peuvent sécher soudainement.
La tuberculose se reconnaît à des excroissances ou nodosités sur le bois, souvent après une blessure ou une taille mal réalisée. La carie du bois, elle, attaque l’intérieur du tronc ou des branches, ce qui fragilise l’arbre de façon invisible au début.
Sur ces maladies de l’olivier, la priorité est claire : réagir vite, limiter les coupes inutiles et, en cas de doute, demander un avis spécialisé.
Traitement des maladies de l’olivier : que faire selon le problème ?
Le traitement dépend du symptôme, mais l’ordre d’action reste souvent le même : identifier, supprimer les parties atteintes, aérer, puis traiter si nécessaire. Sur un olivier malade, la précipitation fait souvent plus de dégâts qu’autre chose.
Traiter une maladie de l’olivier avec la bouillie bordelaise
La bouillie bordelaise peut être utile en prévention contre certaines maladies fongiques, notamment l’œil de paon et la cercosporiose. Elle s’emploie surtout :
- après la taille ;
- au printemps ;
- à l’automne, si les conditions sont humides.
Elle ne remplace pas une bonne surveillance ni une taille correcte, mais elle peut aider à casser le cycle des champignons. Respectez toujours les doses indiquées sur le produit et évitez les traitements systématiques sans raison.
Tailler un olivier malade sans propager la maladie
Tailler fait partie des gestes les plus utiles, à condition de le faire proprement. Supprimez les branches nettement touchées, puis aérez le centre de l’arbre pour laisser circuler l’air et la lumière.
Quelques règles simples :
- désinfectez vos outils entre deux coupes ;
- ne laissez pas les déchets malades au pied de l’arbre ;
- ne taillez pas trop sévèrement un olivier déjà affaibli.
Une taille trop lourde peut ralentir la reprise et aggraver une maladie de l’olivier déjà installée.
Limiter les parasites qui aggravent les maladies de l’olivier
Les parasites ne sont pas toujours la cause principale, mais ils fragilisent l’arbre. C’est souvent le cas des cochenilles et des pucerons, qui favorisent ensuite la fumagine.
En pratique, vous pouvez :
- surveiller régulièrement le revers des feuilles ;
- couper les rameaux très infestés ;
- utiliser des solutions adaptées contre les insectes si l’attaque est forte ;
- contrôler aussi la présence de la mouche de l’olivier si les fruits sont touchés.

Prévenir les maladies de l’olivier en pleine terre ou en pot
La meilleure stratégie reste la prévention. C’est encore plus vrai pour un olivier en pot, car les erreurs d’arrosage et de drainage y sont fréquentes. Un arbre bien installé résiste beaucoup mieux aux maladies de l’olivier.
Éviter les maladies de l’olivier grâce au drainage et à l’arrosage
L’olivier aime les sols bien drainés. En pot, c’est une condition essentielle. Si l’eau stagne, les racines s’asphyxient, les feuilles jaunissent et l’arbre s’affaiblit.
Retenez ces principes :
- pot percé obligatoire ;
- substrat léger et drainant ;
- arrosage modéré ;
- pas d’eau laissée dans la soucoupe.
Chez les particuliers, beaucoup de symptômes attribués à une maladie de l’olivier viennent en réalité d’un excès d’eau. C’est le premier point à vérifier.
Aérer l’olivier pour réduire les maladies liées à l’humidité
Un olivier trop dense garde l’humidité plus longtemps, ce qui favorise les champignons. Une taille annuelle légère permet d’ouvrir la ramure sans épuiser l’arbre.
L’objectif est simple :
- faire entrer la lumière ;
- faire circuler l’air ;
- repérer plus vite les symptômes ;
- limiter les zones humides où les maladies de l’olivier s’installent.
Checklist saisonnière contre les maladies de l’olivier
Voici une routine simple à suivre dans l’année :
- au printemps : inspectez les jeunes feuilles et les taches éventuelles ;
- au début de l’été : surveillez les parasites et l’état de l’arrosage ;
- à l’automne : ramassez feuilles et fruits tombés ;
- en hiver : protégez surtout les oliviers en pot contre l’humidité excessive.
Cette vigilance régulière permet souvent d’éviter une maladie de l’olivier avant qu’elle ne s’installe vraiment.
Faq sur les maladies de l’olivier
Pourquoi les feuilles de mon olivier jaunissent-elles ?
Quelques feuilles jaunes sont normales, car l’olivier renouvelle son feuillage. En revanche, un jaunissement massif avec chute, taches ou branches sèches peut indiquer une maladie, un excès d’eau ou un problème racinaire.
Quelle est la maladie de l’olivier la plus fréquente ?
L’œil de paon est l’une des maladies les plus fréquentes. Elle provoque des taches circulaires sombres sur les feuilles, puis leur jaunissement et leur chute.
Comment traiter naturellement les maladies de l’olivier ?
Les gestes les plus efficaces sont la taille d’aération, la suppression des parties atteintes, la désinfection des outils, l’amélioration du drainage et, si nécessaire, un traitement préventif à base de cuivre comme la bouillie bordelaise.
Un olivier en pot peut-il tomber malade plus facilement ?
Oui, surtout si le pot draine mal ou si l’arrosage est excessif. Les racines peuvent pourrir, les feuilles jaunir et l’arbre s’affaiblir, ce qui le rend plus sensible aux maladies.
En bref, les maladies de l’olivier se gèrent beaucoup mieux quand elles sont repérées tôt. Observez les feuilles, le tronc, les branches et les olives, puis agissez dans cet ordre : identifier, tailler, aérer, traiter si nécessaire et corriger l’arrosage. C’est souvent ce bon enchaînement qui fait la différence entre un arbre qui décline et un olivier qui repart durablement.